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La médecine rurale

Une médecine

à la croisée des chemins

À l’époque de Noé Chabot, le Québec est majoritairement rural, la gratuité des soins de santé relève de la science-fiction, l’hôpital est peu accessible et le médecin exerce avec des moyens de fortune.

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Les vaccins, découverts par Louis Pasteur en 1885, tardent à s’implanter, et les maladies contagieuses (tuberculose, scarlatine, rougeole) continuent de décimer les populations. Les taux de mortalité infantile trônent à des sommets jusque dans les années 1920 et nombreuses sont les femmes qui meurent en couches.

Muni d’un stéthoscope depuis 1816 grâce à René Laennec, de seringues, de canules, de bistouris, de spéculums, de forceps, d’anesthésiques, le médecin en milieu rural est souvent le seul praticien pour plusieurs villages, voire toute une région. Respecté pour sa science, il doit néanmoins combattre les « ramancheurs », les guérisseurs, les remèdes de bonne femme, bref la superstition.

L’histoire populaire du Québec, celle des gens modestes scandée par la naissance, la maladie et la mort, s’est écrite largement à même cette pratique quasi apostolique de la médecine rurale dont Noé Chabot fut l’un des derniers représentants. La médecine rurale est aujourd’hui un pan emblématique du patrimoine culturel québécois.

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Moyens de fortune
obligent, la pratique de la médecine commande à l’époque audace et débrouillardise.

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