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Les artefacts

Fioles, spéculums,

laudanum et Cie

Seul praticien sur lequel peut compter une nombreuse population éloignée des grands centres et des hôpitaux, le médecin de campagne se doit de disposer d’un attirail lui permettant de répondre aux besoins les plus courants.

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Pour les malaises bénins, la saignée est un traitement usité jusque vers 1875, et à cette fin sont utilisées lancettes, ventouses et sangsues. En cas d’accident ou d’infection grave, le médecin devra amputer un membre, et sa trousse contient sans doute des scies et des tourniquets. Le cabinet est nécessairement bien pourvu en « remèdes », que parfois le médecin fabrique lui-même, en anesthésiques (chloroforme et dérivés de l’opium), pinces, instruments chirurgicaux, fil à suturer, bandages. Enfin on n’oubliera pas les spéculums et les forceps car les soins gynécologiques et obstétriques occupent une bonne place dans la pratique du médecin en milieu rural.

Les artefacts conservés dans le cabinet du Dr Chabot sont évocateurs des moyens, souvent de fortune, dont disposaient ces omnipraticiens à l’époque. À l’étage est présentée de la documentation sur quelques-uns des aspects clés du contexte médical du temps.

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Inventé
par le Français Pierre Chamberlen autour de 1570 et utilisé pour l’extraction du fœtus lors d’accouchements difficiles, le forceps a occupé une place considérable dans les soins obstétriques jusqu’à la période de l’entre-deux-guerres.

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chaise