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Sa pratique

Obstétricien,

chirurgien, dentiste…

Médecin de campagne, Noé Chabot officie nécessairement comme généraliste : tantôt chirurgien, tantôt gynécologue et obstétricien, quand ce n’est pas pharmacien ou dentiste!

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Il s’occupe de sa paroisse natale et des villages environnants qu’il sillonne inlassablement à cheval, en carriole, en traîneau et en boghei. Au début des années 1900, les déplacements sont compliqués, surtout en hiver, et on imagine aisément le docteur priant d’arriver à temps.

Que trouve-t-il au bout de routes de fortune? Des fractures, des luxations, des appendicites, des infections qui deviennent vite question de vie ou de mort en l’absence d’antibiotiques. L’époque est aux familles nombreuses et durant sa longue carrière, le Dr Chabot fera plus de 7000 accouchements, toujours à domicile et souvent dans des conditions précaires.

Au cabinet, sa femme l’assiste. Elle accueille les patients, tient le livre de comptes, et se transforme en aide-anesthésiste en administrant à l’occasion  le chloroforme aux opérés.

Les villageois ne sont pas riches et les paiements en nature sont fréquents. À la place d’argent, Noé Chabot accepte de bonne grâce bois de chauffage, légumes, sirop d’érable et autres denrées. On l’a surnommé  « le médecin des pauvres ».

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En 1918,
il en coûte 7 $ pour un accouchement : une somme que bien des villageois, désargentés, ne peuvent payer. En cette époque de taux de natalité élevés, le Dr Chabot pratique entre 150 et 200 accouchements par année.

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